Laurent Picciotto, Fondateur Chronopassion

Interview de Laurent Picciotto, Fondateur Chronopassion

Rencontre avec un personnage de la vente, fondateur de Chronopassion : Laurent Picciotto. Détaillant horloger dans les années 1980, il un des premier détaillant indépendant. Il a pris les réseaux sociaux à bras-le-corps, dans un univers feutré où chaque mot était ajusté en comité marketing ou corporate. En 2011, il était maître de cérémonie sur la scène du Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG). Il a toujours affectionné les horlogers indépendants, quand la tendance allait vers l’uniformisation des marques institutionnelles. Laurent Picciotto est un commerçant indépendant qui peut collaborer à la réalisation de collection avec les marques

Interview par Alexis de Prevoisin – Consultant retail manager, auteur du livre « retail émotions » et chroniqueur d’horlogerie.

 

Quel est votre métier ?

Mon métier est celui de RETAILER indépendant, d’omnicanal vendeur via notre site web, et d’acheteur avec passion ! Je dirige une entreprise qui achète et revend (du temps, blague !) des montres à des passionnés ! Je suis fondateur, collectionneur, retailer avec passion depuis toujours.

Quel est exactement votre métier (ce que vous faites au quotidien), votre fonction et votre actualité dans votre entreprise ?

Retailer : on fait TOUT, on dit OUI, on est AU SERVICE du client ! Je suis homme-orchestre pour mes équipes comme commerçant indépendant. Je fais 1000 choses : vendre, acheter, être « solution maker ou dealer ». C’est surtout mettre une dynamique avec mon équipe de vente. Je vends d’abord des émotions et des sensations !

Quelle place tient votre fonction dans la chaîne de valeur et création en horlogère ?

La vente, c’est partagé sa passion et son expertise avec un client. C’est faire du conseil dans la durée ! La confiance doit être totale et je transmets mon avis à mes clients. Je partage aussi ma sélection sans compromission : je fais des choix fort en termes de marques.

Ce qui est important ensuite, c’est la communication au-delà de l’horlogerie et c’est surtout d’essayer une approche de faire toujours plus, ou toujours mieux pour les clients !

Je cherche des séries limitées, je suis intègre dans ma sélection et en éveil de création avec les maisons comme distributeur indépendant. Par exemple, j’ai fait très récemment les séries de Bulgari comme la série Bulgari Octo Finissimo Tattoo Aria

Quelles qualités, compétences et background faut-il pour arriver à votre fonction ?

Être empathique ! Il faut avoir envie et aimer ça ! Ma vie est un roman, et surtout des rencontres et chaque client est une rencontre. Quand la passion est au RDV, les échanges sont de vrai bon moment de vie. J’aime le shopping fun : les sud-américains m’ont montré que c’est une fête pour eux.

Avez-vous un conseil à donner à nos lecteurs pour travailler dans cette industrie et à cette fonction ?

J’échange avec mes équipes souvent : c’est difficile après 35 ans de carrière de vendre. Alors je leur demande de surprendre, de se surprendre soi-même, d’essayer des choses nouvelles, de disrupter, de casser les codes ! D’être soi-même, sans brutalité. La mise en scène est capitale. Il faut avoir la capacité d’échanger en se mettant au niveau de tous, et passer de l’émotion, une anecdote…et mettre de faire des selfies avec vos clients. D’ailleurs j’avais changé les PLV marques par des photos noire blanc de moi-même avec les grands de ses marques.

Votre maxime sur le temps ?

D’abord je vends du temps ! Plus sérieusement, « votre vie est précieuse et votre montre en témoigne » !  Historiquement, j’offrais un cadeau à tous les clients non-acheteur un gant d’essai noté « découvrir, comprendre, posséder ». L’important est se souvenir de votre passage !

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