Quelles sont nos réelles motivations ?

Médias ou communications gouvernementales, quelle que soit la source des messages qui nous
parviennent ils tendent fortement vers l’insatisfaction des actifs relative au niveau salarial. Pouvoir
d’achat, inflation, taxation… La clé du bonheur personnel et du succès professionnel des employés
de tous bords résiderait tout simplement dans le fait de gagner plus.
Certes, ne pas avoir à se soucier des factures courantes diminue nettement le niveau de stress.
Néanmoins, de plus en plus d’études démontrent que les sources de satisfaction observées dans le
contexte professionnel ne sont pas si évidentes qu’on pourrait le croire.

+ d’argent = + de motivation ?

Vous serez peut-être surpris de lire que des expériences menées par des spécialistes de l’économie comportementale, de la psychologie ou encore de la sociologie du travail ont prouvé que les récompenses financières ne peuvent engendrer ni expliquer de bons résultats lorsqu’un sujet se voit attribuer une tâche. Plus étonnant encore, cela peut même nuire à la performance globale, qu’importe la compétence.
Dans ce cas, qu’est-ce qui pousse un individu à accomplir un travail donné ? Le facteur prépondérant : avoir envie de réussir la tâche en question et se voir grandir au cours du processus.

La carotte et le bâton, une méthode obsolète

Bien souvent utilisée en entreprise, la méthode du « si tu fais ça, je te donne ça » relève d’un autre âge, notamment lorsqu’il s’agit de développer des potentiels ou de motiver des progressions de carrière.
Bien que contre-intuitifs parce que d’apparence risqués, donner de l’autonomie et montrer de la confiance à un collaborateur sont des facteurs de réussite majeurs au sein de l’entreprise. Ce n’est certainement pas un hasard si les entreprises dominant leur marché emploient ces stratégies avec leurs équipes.
Et non, Google n’est pas la seule entreprise à laisser ses employés faire preuve d’initiative. Ray Dalio, fondateur du fonds d’investissement Bridgewater Associates, n’éprouve aucune difficulté à exprime que favoriser la créativité de ses employés et être ouvert à leurs suggestions et à l’innovation constituent un des piliers de la réussite de son entreprise. Autrement dit, un système gagnant-
gagnant tant pour l’entreprise que pour les salariés.
L’argent ne saurait donc être utilisé comme élément unique destiné à manipuler la motivation des employés. Cette vision réductrice et inexacte des actifs contemporains omet que la motivation naît d’un projet porteur de sens, aussi minime soit-il. Ceci explique les tendances actuelles de personnes délaissant des carrières définies comme « à succès », mais faites de stress et d’insatisfaction personnelle, au profit de métiers manuels nettement moins rémunérateurs mais faisant sens et offrant le défi du travail bien fait, la reconnaissance des compétences et un mieux-être personnel.

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